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Connie
HEDEGAARD |
Présidente
de la Conférence de
Copenhague - 2009 - COP 15 |
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L'ex-ministre
du climat et future commissaire européenne au climat a prouvé ses
convictions en défendant l'adoption du paquet énergie-climat européen.
Son principal atout: elle connaît sa matière et peut être très directe
dans la conduite des débats. Elle gère son
BLOG...
"climat" sur le site du quotidien Berlingske Tidende où
elle débuta comme journaliste.
Lexique: COP15 signifie "Conference of the parties", les parties
étant les États qui se réunissent sous la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques et 15 parce que c'est la
quinzième conférence.
Message
de Connie Hedegaard,
Ministre de la Conférence Climatique des Nations Unies (COP15) à
Copenhague
C’est
l’heure
La date limite est Copenhague
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©
photo
COP15: CONNIE HEDEGAARD |
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Il y a des moments dans
l'histoire où le monde peut faire le choix de prendre plusieurs
voies différentes. La Conférence sur le climat, COP15, à
Copenhague, est l’un de ces moments décisifs: Nous pouvons
choisir d'emprunter la voie de la prospérité verte et d’un
avenir plus durable. Ou nous pouvons choisir la voie de l’impasse
et ne rien entreprendre concernant le changement climatique, en
laissant une énorme facture à payer à nos enfants et
petits-enfants. Le choix n’est pourtant pas si difficile à
faire.
L'objectif du gouvernement danois est claire et sans ambiguïté:
nous travaillons pour un accord mondial ambitieux qui permettrait
de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de fournir
des résultats tangibles concernant l'adaptation, la technologie
et le financement. En outre, Copenhague devrait inclure une date
limite concernant le moment de la signature d’un accord
juridiquement contraignant. Et il doit mettre le monde sur la voie
d’une limitation de l'augmentation des températures au 21e
siècle à 2 degrés Celsius. |
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Le monde nous regarde.
Au cours de l’année dernière, nous avons vu une mobilisation
populaire sans précédent. Des étudiants et des professeurs, des
dirigeants syndicaux et des PDGs, des politiciens et des
organisations de la société civile, des scientifiques et des
chefs religieux. Des personnes de tous les coins du monde, de tous
les milieux ont donné de la voix pour exiger que nous agissions
maintenant. L'un des principaux canaux de communication dont le
gouvernement s’est servi pour ses efforts de sensibilisation a
été le site COP15.dk qui a permis un nombre sans précédent de
discussions, d’informations et un choix clair de savoir où
obtenir les dernières nouvelles sur le changement climatique et
le processus politique.
Pour le gouvernement danois, une des priorités essentielles a
été de s'assurer que la voix des peuples soit entendue. Au cours
de l’année dernière, nous avons cherché à impliquer le
public mondial. Et nous continuerons à le faire jusqu'à la toute
dernière minute. Pourquoi? Parce que nous sommes convaincus que
la question du climat est trop importante pour relever uniquement
des politiciens et des négociateurs spécialisés. Et parce que
nous pensons que la pression du public est nécessaire pour faire
comprendre aux dirigeants qu'ils doivent fournir des résultats
tangibles – et de le faire maintenant. En d'autres termes, nous
avons délibérément essayé de faire de sorte que le prix de l’inaction
à Copenhague soit si élevé qu'aucun gouvernement ne puisse
avoir les moyens de le payer.
Conclure un accord ambitieux à Copenhague ne sera certainement
pas facile. Dans un contexte où 193 parties doivent se mettre
d'accord, la liste des choses qui peuvent mal tourner est sans
fin. Toutefois: Je suis convaincue que c'est encore faisable.
Au cours des dernières semaines, des pays ont soumis des
propositions quasi quotidiennement. La Norvège réduira ses
émissions de 40% en 2020. La Corée du Sud compte s'écarter de
30% de ses habitudes en la matière. La Russie a renforcé son
engagement et prévoit désormais jusqu'à 25% de réduction. Et
puis il y a le Brésil, le Japon, l'Indonésie et le Mexique.
Le Président Obama a annoncé les objectifs des États-Unis, non
seulement pour 2020, mais vraisemblablement encore plus sensibles
pour 2025 et 2030. 4 pour cent de moins qu'en 1990 pourrait ne pas
être ce que le monde eût espéré, mais il semble que les USA
savent que le prix d’un engagement plus tardif sera que la voie
des réductions après 2020 va être encore plus raide avec 18% de
moins que les niveaux de 1990 en 2025 et 32 pour cent en 2030.
C’est également nouveau et très encourageant de constater que
la Chine s’engage au niveau international. Nous devons analyser
de plus près comment l'annonce chinoise se traduira quant au
pourcentage d'écart par rapport au statu quo.
Pour moi, cela montre que la date limite a de l’effet. Les
dirigeants à travers le monde se rendent compte que le prix
politique à payer, s’ils ne fournissent pas des résultats
tangibles, est trop élevé pour eux. Constatant que pour les
agriculteurs pauvres au Mali qui souffrent de la sécheresse et
des pluies soudaines, et pour les insulaires du Pacifique dont les
maisons sont en train de disparaître dans les flots il n'y a
aucune excuse plausible à l'échec.
En 2007, le monde avait décidé de faire de Copenhague 2009 la
date limite. Les questions qui restent désormais à régler sont
d'ordre politique: est-ce que les ministres et les dirigeants du
monde tiennent leur promesse. Vont-ils favoriser l'action à l’impasse?
Je dis: C’est l’heure ! Le réveil a assez sonné. Et nous
avons appuyé sur le bouton d’arrêt momentané de la sonnerie
du réveil une fois de trop. Nous pouvons faire de Copenhague ce
tournant que le monde attend. Faisons-le maintenant !
COP15
COPENHAGUE - Copyright 07.12.2009
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