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Important
: par
soucis
de
transparence
et
une
volonté
de
communication,
toute
intervention
de l'association
Protection
et
Avenir
d'Avijl
auprès
des
autorités
communales,
sera
suivie
d'un
compte-rendu
publié
dans
cette
rubrique.
Réponse
aux réclamations A.C.Uccle
- séance du conseil communal du 05.03.2009
-Urbanisme - PPAS28ter
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Chapitre
1 : Objectifs de la commune
d'Uccle
suite...
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Chapitre
2 : Environnement
suite...
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Chapitre
3 : Socio-économique
suite...
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Chapitre
4 : Mobilité et voiries
suite...
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Chapitre
5 : Procédure
suite...
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Chapitre
6 : Patrimoine
suite...
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Chapitre
7 : Urbanisme
suite...
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PPAS
28ter - Plateau Avijl
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Situation de fait
- plan
suite
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Affectation
du projet
- plan
suite
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Prescriptions
d'urbanisme
suite
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RIE
Rapport
sur les incidences
environnementales - 14 août
2008
suite
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Commission
de concertation, séance du 18
février 2009 -
Projet modifié suite
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Mesures
d'accompagnement
-
14 août
2008
suite
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Cahier
des notes et des rapports - 14
août 2008 suite
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Reportage photographique -
14 août 2008 suite
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Projet
d'ordonnance relative à la
gestion et à l'assainissement
des sols pollués - janvier 2009
suite
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Moniteur
belge Approbation
du
PPAS 28ter - Plateau
Avijl - publié le 17.02.2010
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Ministère
de la Région de
Bruxelles-Capitale
Commune d'Uccle - Plan particulier d'affectation du sol n° 28ter
" Plateau Avijl "
Approbation
Un arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 14 janvier 2010 approuve le plan particulier d'affectation du sol n° 28ter « Plateau Avijl » modifié de la commune d'Uccle (délimité par la rue Montagne de Saint-Job, la Vieille rue du Moulin, un tracé en intérieur d'îlot et le chemin Avijl), comportant un plan de localisation, un plan de situation existante de droit, un plan de situation existante de fait, un plan des affectations, un plan du périmètre d'expropriation, un cahier des notes et des rapports, un cahier de prescriptions d'urbanisme et un complément au rapport sur les incidences environnementales issu du premier projet de plan.
Ce plan couvre le site du plan particulier d'affectation du sol n° 28 approuvé par arrêté royal du 26 avril 1960, modifié par le plan particulier d'affectation du sol n° 28bis approuvé par arrêté royal du 6 septembre 1988.
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Autres
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Réaction de Monsieur Charles
Picqué, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale,
janvier 2010
suite
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Réaction
de l'association suite à la position du gouvernement bruxellois,
janvier 2010
suite
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Concertation
2009
Arguments
pour
la
préservation
du
plateau
Avijl
suite
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Directive 2008/1/CE du
Parlement européen et du Conseil du
15 janvier 2008 relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution (version
codifiée)
FR
NL
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Directive 2004/35/CE du
Parlement européen et du Conseil du
21
avril 2004 FR
NL
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Stratégie thématique en faveur de la protection des
sols, COM(2006)231 final,
22 septembre 2006
FR
NL
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Rendez-vous
à
ne
pas
manquer
:
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Mise
au
point
de
Stéphane
Davits,
président
de
l'Association
suite... |
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Les
dés
étaient
pipé
communiqué
de
l'Association
suite... |
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Flore
et végétation du plateau Avijl,
par Mr. Martin Tanghe,
Professeur émérite à l'U.L.B., août 2007
suite... |
Procès-verbal
de la séance du conseil communal
du 05
février 2009
EXTRAIT...
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Approbation du projet modifié du PPAS n° 28ter.
Approuvé par 19 voix pour, 8 voix contre
et 4 abstentions. |
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Ont voté contre : MM. de
Lobkowicz, Beyer de Ryke, Mme Cattoir, MM. Cohen,
Broquet, Mme Charlier, MM. Desmet, van Outryve
d'Ydewalle.
Se sont abstenus : Mme
Verlinden-Vanderschelden, MM. de Heusch, Wyngaard,
Kirkpatrick. |
Positions
prises
par les associations par
rapport au projet communal PPAS
28ter
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AVES
Société d'études ornithologiques
suite...
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ASEPRE
Sauvegarde de l'environnement et promotion du
réseau écologique
suite...
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ACQU
Association des Comités de Quartier ucclois
suite... |
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SOS
Kauwberg
suite... |
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Protection
et Avenir d'Avij
suite...
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Contributions
de
l'association Protection et Avenir
d'Avijl
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Révision du PPAS 28bis, second enquête
publique, l'Association vous livre quelques textes
rédigés à l'occasion de cette enquête
publique
suite...
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Lettre de concertation envoyée au service de l'urbanisme, Georges Copinschi
suite...
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Le logement, la maîtrise foncière et l'espace
public,
19
janvier 2009,
Brussels Studies
suite...
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Huisversting, grondbeleid en openbare
ruimte,
19
januari 2009,
Brussels Studies
artikel
lezen
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Compte
rendu
:
Commission
de concertation au
centre culturel d'Uccle
Tout était joué d'avance !
En effet, la sentence tombe nette le jour même ! La commission a rendu un avis favorable au PPAS 28ter sans tenir compte des nombreuses interventions des personnes présentes à cette réunion présidée par un Marc Cools détendu et pour cause !
[Dé] polluée. Seule alternative qui permettrait la sauvegarde du plateau, zone de qualité inestimable tant du point de vue du biotope que du point de vue social.
Chiffres du jour :
1.300 lettres envoyées à la commune d’Uccle,
dont 900 catégoriquement
opposées au projet de PPAS 28ter.
Plus de 450 dessins d'enfants !
Les vraies questions demeurent :
L'assainissement de l'ancienne décharge communale n'est pas la priorité de Marc Cools :
"Cela coûterait plusieurs millions d'euros pour obtenir un sol de très mauvaise qualité", l'argument est bien maigre et nous aimerions avoir quelques réponses :
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Quel est le volume des déchets en m³ estimé à ce jour ?
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Quels sont aujourd'hui les risques de
"santé
-
environnement" de l'ancienne décharge ?
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Le fait de construire des logements sociaux aux abords d'une ancienne décharge, est-ce moralement et politiquement acceptable ?
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Au
risque de mettre en péril la santé des futurs résidents
! |
Compte tenu qu'une ancienne décharge peut être à l'origine d'une production de biogaz (due à la fermentation de déchets organiques, de l'âge des déchets, des teneurs en matières organiques, absence d'air et d'une humidité relative au sein des déchets) et d'un risque élevé de pollution des nappes phréatiques;
Nous demandons
:
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l'application du principe
"pollueur
-
payeur" au travers
notamment d'un coût-vérité à faire supporter par le pollueur (la commune
d'Uccle); |
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au Parlement Bruxellois, et notamment à sa Commission de l'Environnement d'adopter un décret imposant l'assainissement de tous les terrains pollués en zone urbaine.
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Le principe de précaution indique qu'il ne faut pas attendre d'avoir des preuves irréfutables avant de prendre des mesures correctives appropriées.
D'autant plus que la législation européenne imposera des normes bien plus strictes dans un futur proche.
Faut-il accepter l'idée :
"N'y touchons pas car il n'y a pas de danger, et construisons à côté
en toute sécurité !"
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Livre
Blanc
Le projet alternatif
de l'Association Protection et Avenir
d'Avijl,
22.04.2006
Ce Livre Blanc a pour but d’éclairer le débat sur le projet d’urbanisation du plateau Avijl, débat dont l’issue est susceptible d’entraîner un bouleversement profond de l’environnement, de l’équilibre et de la physionomie du vieux quartier de Saint-Job. L’initiative en revient au pouvoir communal qui a décidé en avril 2003 d’établir un nouveau PPAS pour le plateau. Bien au-delà d’un regard frileux sur l’avenir d’un quartier, ce document présente une ouverture et une réflexion sur la ville et ses quartiers ; il propose une révolution des mentalités.
Le plateau Avijl, propriété communale depuis les années 1970, actuellement gérée par la Régie foncière, a été acheté par la Commune dans le but d’y implanter du logement accessible à des ménages à revenus modestes 1. Cependant, pour diverses raisons, ce site n’a pas été loti, de sorte qu’il est demeuré un espace vert jusqu’à aujourd’hui. Afin de ne pas le laisser en friche, il a été maintenu en prairies et en jardins potagers répartis entre 70 locataires.
Le projet alternatif est parrainé par l’Association de Comités de quartier ucclois (ACQU)
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Résultat
de la Pétition 2007
Clôture
: 04/08/2007
- Nombre
de signatures : 3.789
PÉTITION : Aux
autorités politiques de la Région de
Bruxelles-Capitale et de la Commune d’Uccle.
Les
soussignés demandent instamment aux
autorités compétentes
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de préserver intégralement le site champêtre du plateau Avijl ainsi que le tissu urbain et social avoisinant
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de limiter strictement tout programme éventuel de logements aux zones périphériques sans véritable intérêt
environnemental
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Pas
de Futur sans Nature
Vous
n’avez pas le devoir mais vous avez le
droit d’agir!
Le
plateau Avijl, c’est aujourd’hui au
sein du quartier de Saint-Job à Uccle,
8 hectares de nature, de potagers
bucoliques, abritant une quarantaine d’espèces
d’oiseaux et d’animaux sauvages. Cœur
vivant du quartier, c’est également
un lieu apprécié par de nombreux
promeneurs.
Un projet des autorités communales vise
à réaliser sur ce plateau un programme
immobilier de 200 logements, qui
détruira irrémédiablement le site
entraînant inondations, embouteillages,
destruction du tissu social.
Une telle politique serait à l’opposé
de qui est mis en œuvre dans les
grandes capitales européennes, dont les
responsables ont compris la nécessité
de préserver les espaces (semi)ruraux
urbains favorisant la convivialité
humaine tout en réduisant les
pollutions.
La sauvegarde de ce site dépasse donc
largement les préoccupations locales.
Elle nous concerne tous, Ucclois,
Bruxellois, Belges, Européens, etc.,
car elle représente un enjeu
emblématique de ce que doit être une
politique de la ville porteuse d’avenir.
N’hésitez pas à diffuser ce message
auprès de vos collègues,
connaissances, famille, etc.
Merci de forwarder ce message à toutes vos
connaissances !
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Geen
Toekoemst zonder Natuur
U hebt niet de plicht maar wel het recht om te reageren!
Agissons
! Ook in het Nederlands !
Het Plateau Avijl is tot vandaag 8 hectaren natuur in het hart van de Sint-Jobswijk te
Ukkel. Acht hectaren bomen, weiden,
groententuintjes, met een veertigtal vogelsoorten en wilde
dieren. Het is het levend hart van de wijk en een toevluchtsoord voor talrijke
wandelaars.
Het gemeentelijk bestuur heeft het ontwerp 200 woningen op het plateau te
bouwen, dat onvermijdelijk het landschap onherroepelijk zal
vernielen, met overstromingen, verkeersoverlast
et het teloorgaan van het sociaal weefsel als
gevolg.
Deze politiek gaat regelrecht in tegen de pogingen van andere grote Europese
steden, waar men het nut van landelijke gebieden in de stadskom heeft
ingezien, zowel voor het sociaal evenwicht als voor de bestrijding van
luchtvervuiling.
Het behoud van dit landschap gaat dus veel verder dan juist plaatselijke
bekommernissen. Wij zijn er allemaal bij
betrokken, in Ukkel, in Brussel, in België en zelfs in Europa. Het is tekenend voor wat een toekomstgerichte stadsbeleid zou moeten
zijn.
Dank U om dit door te mailen naar uw
kennissen.
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PPAS 28 ter :
CONCERTATION PUBLIQUE DU 19 AVRIL 2007
INTERVENTION
D’OUVERTURE
1. L’actuel projet de PPAS 28 ter,
aujourd’hui à l’examen, nous est présenté
comme un projet-pilote. L’analyse que
nous avons pu en faire nous donne
l’impression qu’on est revenu de près
de 40 ans en arrière. Quelle est donc
la différence entre un projet-pilote et
celui-ci ? Le premier préserve
l’avenir, le second le condamne.
C’est précisément la question qui
nous rassemble en ce lieu. La majorité
sortante s’étant engagée à y
construire quelque 200 logements, a lancé
les études et les procédures nécessaires.
Elles ont abouti à un projet qui,
s’il était réalisé tel quel, détruirait
irrémédiablement un patrimoine naturel
et historique de grande valeur, véritable
bien commun, alors
que cela n’est ni nécessaire, ni inéluctable.
2. Quelques remarques et mises au point importantes
s’imposent ici :
2.1 Il est temps d’en finir une fois pour toutes avec un
mythe fabriqué de toutes pièces :
contrairement à la réputation désobligeante
qui leur a été faite et aux
accusations infondées qui ont été
formulées à leur endroit, les
habitants ne
sont pas « une bande d’égoïstes »
qui ne songent qu’à préserver
« leur » espace vert, sans
se soucier des autres. La preuve en
est qu’en avril 2006 ils ont publié
un Livre Blanc, résultat d’une véritable
réflexion collective et citoyenne, qui
présente un projet alternatif,
superbement ignoré par les autorités
communales. Ce projet alternatif propose la construction de logements de type
social, mais rejette la destruction
injustifiée et irréversible de près
des deux tiers des espaces verts et des
potagers actuels.
Est-ce donc tellement
hérétique ?
2.2
Depuis
plus de trois ans, les habitants ont
demandé aux autorités communales
d’ouvrir un véritable dialogue, afin
d’aboutir à un projet concerté. En
vain. Faut-il dès lors s’étonner
qu’aujourd’hui le projet communal
soit rejeté par tant d’habitants, qui
ne s’y reconnaissent pas et ont été
systématiquement tenus à l’écart de
son élaboration ? Où reste la démocratie
participative, qui, comme en témoigne
la
Convention
d’Aarhus, a déjà acquis droit de cité
au niveau européen, et qui voudrait
qu’on associe au plus près les
citoyens aux décisions qui les
concernent ?
2.3
Il
est aussi grand temps de redonner à
l’expression « faire du social »
tout son sens. Depuis longtemps déjà,
cela ne se limite pas à réaliser des
constructions, mais consiste à partir
des hommes. Je cite ici un passage
significatif du Livre Blanc : « Un
urbanisme digne de ce nom est d’abord
un projet de vie : il s’inscrit
dans une vision globale qui prend en
compte le passé et le présent, tout en
laissant l’avenir ouvert. Respectant
les réalités sociales, le caractère
d’un site, d’un quartier ou d’une
ville, il ne saurait se réduire à la
simple construction de logements, mais
intégrera tous les éléments qui définissent
une certaine qualité de vie afin de la
préserver, sinon de l’améliorer. Il
évitera donc la destruction inutile
d’espaces verts, ainsi que la rupture
avec l’esprit d’un quartier et son
tissu social. ». Or,
le projet communal auquel nous sommes
confrontés aujourd’hui ne répond à
aucune de ces considérations. La conséquence
en sera que, tout en prévoyant quelque
200 logements pour de
jeunes ménages, il va
déboucher sur la création
d’un ghetto. Est-ce vraiment cela que
l’on souhaite ? Cela sera développé
tout à l’heure.
2.4 Ce que nous
n’arrivons pas à comprendre, mais
alors vraiment
pas, c’est que, de toutes les
variantes élaborées par le bureau d’étude
BOA, ce soit à la fois la moins
respectueuse des principes d’un
urbanisme moderne, la plus destructrice
en termes de perte d’espaces
verts…et vraisemblablement la plus coûteuse
qui a été retenue. Or, il existe une
autre option, l’option n° 2 qui,
selon le Rapport sur les incidences
environnementales, est la seule à répondre
à l’ensemble des critères utilisés,
et obtient la cotation la plus élevée
à cet égard. Un souci d’objectivité
élémentaire et de bonne gestion des
finances publiques -sans même parler
des attentes des habitants- aurait dû
conduire à une analyse approfondie de
cette variante. Au lieu de quoi, elle a
été purement et simplement écartée
au profit de celle que nous avons
aujourd’hui, sous les yeux. Il est à
tout le moins paradoxal de commander à
grands frais une étude destinée à éclairer
ses commanditaires sur les meilleurs
choix, puis d’éliminer sans même
l’examiner de manière approfondie la
variante qui aurait dû d’emblée
retenir l’intérêt en raison de ses
qualités évidentes. On nous rebat les
oreilles avec les concepts de démocratie
participative et de bonne gouvernance :
est-ce là tout ce qu’on peut nous
donner en exemple ?
3. Résumons-nous :
en ce début du XXIe siècle, la planète
est menacée par un réchauffement
climatique dû pour une large part à
l’activité humaine (notre
responsabilité à cet égard est directement
engagée, ici et maintenant).
Cette ville est le cœur de l’Europe,
qui s’est engagée à réduire ses émissions
de gaz à effet de serre de 20 à 30 %
d’ici 2020 et est en train d’élaborer
toute une législation pour lui
permettre de faire face à ses
engagements. Est-il concevable qu’à
notre époque, et dans ce contexte, on
fasse comme si de rien n’était,
qu’on adopte un projet qui va à
contre-courant de la tendance générale,
trahit une méconnaissance ou un mépris
consternants de la réalité et de
l’urgence des problèmes, privilégie
l’option la plus destructrice,
sacrifie sans
nécessité des espaces verts de
grande qualité, et ne
répond pas aux quatre objectifs annoncés
par la commune, à savoir
1) 200 logements dits à vocation sociale (mais qui
constitueront un ghetto de par leur
conception),
2) une intégration du projet dans le site et dans le
quartier (mais qui ne répond pas au
tissu social et urbanistique existant),
3) une préférence donnée aux méthodes d’éco-construction
(mais qui n’est absolument pas démontrée
et qui augmentera considérablement les
coûts, qu’on s’est bien gardé de
chiffrer),
4) une urbanisation aérée et verte, maintenant
partiellement les espaces verts et les
potagers (mais qui détruit allègrement
près des deux tiers d’entre eux, tout
en conservant une carrière polluée et
dangereuse)
? Où
est le sens des responsabilités de ceux
qui nous gouvernent ?
Plus grave, ce projet fait l’impasse sur un aspect
fondamental : la qualité du tissu
social qu’il devrait favoriser. Comme
la dimension humaine en est totalement
absente, il apparaît comme un projet
sans finalité véritable, donc vide de
sens.
Voilà les raisons fondamentales pour lesquelles nous ne
pouvons accepter un tel projet.
En conséquence,
nous demandons qu’il soit profondément
repensé, en concertation avec les
habitants, et conformément aux
engagements exprimés par M. Armand de
Decker lors de sa campagne électorale.
Qu’on cesse par conséquent de nous
accuser de myopie et d’égoïsme :
nous voulons construire notre avenir
collectif, et pas le subir.
Plan
sur la situation existante de fait
source
: BOA - 20.04.2006
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Plaidoyer
en faveur du plateau Avijl
Par
Mr. Luc BEYER de RYKE, séance du Conseil
Communal d'Uccle, 29 juin 2006
suite
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1. Le 19 février 2004, Mme. De Laveleye,
échevine de l’Urbanisme et de la Régie
foncière, a invité les riverains du
plateau Avijl à une réunion publique.
Après avoir présenté les membres du
bureau BOA, chargé par la commune de
réaliser l’étude de l’urbanisation du
plateau, elle a exposé l’objectif
premier : réaliser un nouveau plan
particulier d’aménagement des sols (PPAS)
pour remplacer celui actuellement en
vigueur, ayant une valeur réglementaire
et définissant les espaces non
constructibles et l’extension des
espaces construits. L’urbanisation devra
répondre à quatre exigences :
1)
un projet conçu pour l’ensemble
du site et s’intégrant dans le quartier
2)
200 logements prévus
3) 50%
de logements sociaux et 50% de logements
moyens, à prix modéré
4) urbanisation
aérée avec espaces de verdure, arbres,
aménagement de potagers,
dans
un esprit de développement durable : il
devrait d’agir d’un projet pionnier en
matière
de
gestion de l’eau, de l’énergie, de la
mobilité douce
Il ne s’agit pas d’un projet immobilier privé, mais d’un projet communal
visant à fournir des services publics de
qualité ; Uccle a besoin de logements
décents pour familles à revenus
modestes. Avijl est le seul terrain
appartenant à la commune et permettant
un projet de logements de cette
envergure ; il y a très peu de logements
abandonnés à Uccle, susceptibles d’être
récupérés ou expropriés. Le PPAS 28 bis
actuel a 20 ans, et est dépassé : il ne
s’accorde pas avec les aspects novateurs
du projet de la commune.
Échéancier : il faudra un an pour achever l’étude
d’urbanisation du plateau, puis une
année supplémentaire pour qu’il soit
soumis à enquête publique, amendé, puis
soumis au gouvernement régional pour
obtenir le permis d’urbanisme. Cela
signifie que les travaux de construction
commenceraient au plus tôt courant 2006.
2. Le bureau BOA a ensuite exposé l’état d’avancement de ses
travaux, entamés en janvier 2004 :
analyse du site existant, des accès, du
potentiel vert, présentation de plans
(hiérarchie des voiries, bâtiments
construits sur ou aux abords du site,
hiérarchisation des espaces verts,
traçage du relief, étude des biotopes,
différents types d’occupation du sol) ;
analyse du sol des potagers, de
l’ancienne décharge (notamment de son
sous-sol), de la nouvelle décharge
(de 1942 à 1980), dont on ignore le
contenu, l’étendue et la profondeur. Les
résultats peuvent être attendus vers la
mi-avril. Les études de l’avant-projet,
le dossier de base et le projet de plan
seront présentés à la population, avec
possibilité d’intervention. La commune a
opté pour une procédure accélérée.
3. La troisième partie de la réunion, intitulée
« dialogue », a été consacrée à répondre
aux questions des très nombreux
habitants (près de 300) venus assister à
la réunion. Dans l’ensemble,
l’assistance a exprimé sa déception face
à la minceur du dossier présenté par le
bureau BOA et à la teneur de la plupart
des réponses, jugées insuffisantes.
Plusieurs suggestions ont néanmoins été
avancées, dont il a été pris note.
4.
Conclusion : de par sa conception, cette
réunion n’a pas permis un vrai
dialogue à égalité d’information entre
une élue et les habitants ; si une
nouvelle réunion devait être convoquée
sur les mêmes bases, elle risquerait de
renforcer l’incompréhension entre les
mandataires communaux et leurs
administrés, et de se traduire par une
perte de confiance dommageable à la
crédibilité du projet de la commune.
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