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| Charles PicquE |
Ministre Président de la Région
de Bruxelles Capitale |
Courrier envoyé le 11 janvier 2010 à
Monsieur Charles Picqué
Monsieur Charles Picqué,
L'avenir du Plateau Avijl, espace
champêtre semi-naturel unique à
Bruxelles, dépendra en grande
partie de votre décision pour son
classement .
Classer le Plateau Avijl et donc
préserver l'intégralité du
site, ne signifie pas que nous
sommes contre la création de
logements sociaux à Bruxelles.
En effet, plus de 20.000 logements
vides à Bruxelles est non
seulement inacceptable mais doit répondre
à une demande de plus en plus
croissante et urgente pour les
habitants les plus démunis.
Je vous demande de faire le bon
choix, celui qui permettra de
faire évoluer notre environnement
écologique et social au niveau de
Bruxelles.
Benoît Malice
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Réponse de Monsieur Charles
Picqué, le 22 Janvier 2010
Cher Monsieur,
Une demande de classement du
plateau Avijl introduite par
l'asbl Bruxelles-Nature est en
cours d'instruction par mon
administration. Elle est
actuellement soumise à l'avis de
la Commission royale des Monuments
et Sites, comme le prévoit le
CoBAT.
En attendant cet avis, il me faut
d'emblée rappeler que la totalité
du site est reprise en zone
d'habitation au PRAS et que
l'existence d'un ancien PPAS à
cet endroit constitue un droit
pour la construction de logements.
Toutefois, je peux vous assurer
que la Région est également
sensible à l'intérêt que
portent les ucclois à leur
environnement immédiat et aux
zones de détente que constitue ce
type de lieux en Région
bruxelloise.
Limiter la création de logements
à la réhabilitation des
logements vides à Bruxelles, tel
que vous le proposez ne suffit
pas. Les besoins en logements répondant
à l'actuelle explosion démographique
en région bruxelloise sont
plus importants que le nombre de
logements disponible rapidement et
l'exploitation des zones affectées
légalement au logement est
aujourd'hui indispensable.
Je peux donc vous assurer que la
nouvelle version du PPAS approuvée
par le Conseil des ministres le 14
janvier dernier tient compte de
l'intérêt paysager et social du
site et confirme la plus grande
surface concernée dans son
utilisation actuelle de zone de détente
et de potagers au bénéfice de la
collectivité.
Charles Picqué |