|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
DÉCOUVRIR
|
|
La Belgique compte encore de biens beaux endroits à découvrir et notamment le plateau
Avijl, site non répertorié que nous vous
proposons de visiter.
C'est dans la commune d'Uccle, au sud de Bruxelles que vous trouverez ce joyau semi sauvage de 8,5 ha.
|
|
Pour y accéder, 3 accès ;
1er : Montagne de Saint Job, au niveau du n° 100
on tourne sur la droite, tout droit et l'on rencontre
un petit sentier encaissé entre de hautes haies.
2ème : Vieille rue du Moulin, en face du n° 85a vous trouverez un escalier de quelques marches donnant
accès à un sentier longeant, d'un côté des prairies et de l'autre un petit bois.
3ème : au bout de la rue Jean
Benaets, sur la gauche, juste après l'école vous montez la rampe et tournez à
droite dans le bois, suivez le chemin...
|
|
|
|
ATLAS FERRARIS - 1777
< >
|
|
Il était
une fois… des jardins
Nous devrions considérer les jardins dits "sociaux" comme faisant
partie intégrante du tissu social et comme moyen de prévention contre toute
forme de discrimination, en même temps que comme outil de (ré)insertion
sociale. En d’autres termes, peut-on parler de jardins comme moyens
thérapeutiques ou de communication du seul fait que les gens se parlent,
sourient, retrouvent des gestes ou des goûts simples ? Ce serait excessif;
il serait plus approprié de les appeler "jardins
traditionnels".
Qu’ils soient jardins de rendement ou de détente, tous on en commun de
renouer le lien entre l’homme et la terre. Les jardins sociaux apparaissent
durant les années 30-40; l’initiative viendra essentiellement des sociétés
minières et des industries lourdes du Nord de la France (métallurgie) ainsi
qu'à Berlin, afin de stabiliser socialement une classe ouvrière d’origine
rurale, immigrée, souvent pauvre et ayant perdu ses racines. En leur
offrant un complément de nourriture, ces jardins leur permettent d’améliorer
leur niveau de vie.
Au fil des ans, cette initiative donnera naissance à des associations de
jardiniers qui feront pression sur les pouvoirs locaux afin d’obtenir plus de
parcelles cultivables. Inconsciemment sans doute, ce courant fera naître chez
certains un sentiment d’autonomie, sans chef ni hiérarchie, une valeur
ajoutée pour des hommes auxquels leur statut d’ouvrier interdit toute réelle
ascension sociale.
|
|
En termes économiques, l’apport de ces jardins est loin d’être
négligeable, et améliore la qualité des produits tout en permettant une autre
approche de la nourriture. Le goût en est différent, même si cette perception
est parfois d’ordre psychologique. A l’époque des légumes en conserve
(années 60), ceux-ci étaient souvent réservés aux pauvres ; l’apport
de légumes frais donnera le sentiment d’être un peu plus riche.
Viennent ensuite les jardins "familiaux" réservés à la classe
moyenne, où chacun cultive sa parcelle de légumes, son petit coin de fleurs,
dans un contexte d’autonomie où la créativité s’exprime naturellement.
Notre époque évolue et les jardins suivent : au détour d’une rue, nous
découvrirons un jardin contemporain, véritable sculpture paysagère, avec des
essences rares, parfois agrémenté de sculptures de pierre, de bois ou de
métal.
Un mode plus récente apparaît sous la forme du jardin biologique, fruit d’une
déception, celle que nous réserve une société industrialisée à outrance,
où le rendement prime sur la qualité. C’est donc un juste retour aux
"jardins ouvriers" où, par manque de moyens financiers, personne n’utilisait
de pesticides ou d’engrais. Finalement, le jardin "bio" n’est
autre qu’un "jardin traditionnel" où, du temps de nos
grands-parents, on ne cultivait que naturellement !
|
|
| © photo:
GOOGLE - PLATEAU AVIJL - 31 JUILLET 2009 |
Le marketing a bien compris que le terme "bio" est vendeur, et comme
personne ne voit la différence, c’est pain bénit pour les industriels qui
produisent des tomates en grappes dites "bio", en réalité cultivées
en serre dans des rouleaux en fibres végétales. Ce n’est qu’un exemple, il
y en a bien d’autres.
Dans le cadre d’une vie en milieu urbain, plus stressante et plus exposée à
la pollution, cette "culture" potagère débouche sur un nouvel état
d’esprit, qui permet de (re)tisser des liens plus ouverts. Toutes les classes
sociales se sentent aujourd’hui interpellées par notre environnement
immédiat ou global. Autre notion, souvent oubliée : le plaisir. La salade
mangée peu après avoir été coupée, les courgettes fraîchement récoltées,
c’est tout simplement le bonheur…
Au service du plaisir, le jardin se féminise et pratique une subtile confusion
des genres au niveau des compositions florales, sans oublier l’aromathérapie
qui fait un retour en force dans le domaine du bien-être et qui agrémente nos
jardins de variétés diverses visant à éveiller nos sens. Dès l’apparition
des beaux jours, les jardins deviennent cuisines (ou)vertes où les barbecues
invitent à la convivialité avec des promeneurs de passage ou des voisins qui
nous semblent tout à coup plus proches.
Uniformiser tous ces jardins par le biais d’une réglementation stricte serait
contraire au but recherché avant tout : la préservation d’un espace de
liberté où l’on peut s’exprimer librement. Chaque jardinier ayant besoin
de garder la maîtrise se son espace afin de mieux le partager ensuite avec les
autres.
Benoît Malice
|
|
|
| |
| Concept & Webdesign: Benoît Malice -
Copyright © 2003-2010, All Rights Reserved |
|
|
| |
|
|
|