|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
Fou
trop poli,
d' Eugène Savitzkaya
" Soyez tous au
festin des limaces, ce soir
passé neuf heures sur le
plateau Avijl, appelez vos
amis, formez une cadence,
rompez, et chancelez parmi
l'herbe où viennent renardes
et fouines boire le sang du
rat qui mord la racine, la
racine délicieuse de l'arbre
en fleurs, de l'arbre en
fleurs dont nous sommes les
rejets, les pousses et les
graines ! "
"
D'Avijl
aux bords de la Caspienne,
songe le fou ", extrait
des premières pages [
suite...
]
|
|
|
|
|
"Un coeur à sauver"
Des logements pourraient d’ici peu investir le plateau Avijl dans le quartier
Saint-Job a Uccle. Le rapport d’incidence environnemental est en
cours.
"Un
long feuilleton"
Voila maintenant plus de 30
ans que ce petit paradis vert
que constitue le plateau Avijl
attire les promoteurs
immobiliers. [
suite...
]
dans la "Tribune immobilière" de La Libre
|
|
|
|
|
Vers une augmentation des habitations
sociales
La semaine passée, la commune d'Uccle
a organisé un conseil
communal extraordinaire pour
aborder la thématique du
logement. Tous les partis se
sont réjouis de cette
initiative, même si
l'opposition (le groupe libéral
de Stéphane de Lobkowicz et
le CDH) a regretté que ce débat
arrive si tard.
Les problèmes, à Uccle, concernent
d'abord les logements sociaux,
qui ne représentent que 4,64
% des habitations. C'est la
quatrième commune bruxelloise
qui en possède le moins, la
palme en la matière revenant
à Watermael-Boitsfort qui ne
dispose que de 18,37 %.
Parallèlement à ce constat, Uccle
voit le nombre de ses
habitants diminuer. Les
classes moyennes, vu le prix
des loyers et des ventes, ne
peuvent que difficilement
trouver à se loger dans la
commune. Quand on sait que la
moitié de la population
bruxelloise entre dans les
conditions d'accès au
logement social, la situation
uccloise pose d'autant plus de
questions.
La note logement établie par les échevines
Chantal de Laveleye, en charge
de l'urbanisme, et Claudine
Verstraeten, en charge de
l'action sociale, fait le
bilan de toutes les possibilités
et projets en cours, mais
avance aussi de nombreuses
pistes.
La formation d'un observatoire du
logement est mise sur la
table, pour mieux adapter la
politique à la situation réelle
de la commune. La note reprend
également les projets
immobiliers publics en cours
de réalisation. Au plateau
Avijl, par exemple, la commune
est en train de modifier le
Plan particulier d'aménagement
du sol (PPAS) en vue d'y
construire deux cents
logements dont une moitié de
sociaux et l'autre de moyens.
On retrouve également un
projet d'une vingtaine de
logements moyens rue de la Pêcherie.
Mais il y a aussi la SUL (Société
uccloise du logement) et ses
divers projets immobiliers
dans les cités du Melkriek et
du Homborch. Le CPAS, quant à
lui, envisage de construire
des logements sociaux dans le
quartier du Moensberg.
Ensuite, le droit de gestion publique
des immeubles vides ou
insalubres permettrait à la
commune de louer des logements
sociaux en prenant en charge
les travaux de rafraîchissement.
Outre la volonté de favoriser l'aménagement
de logements au-dessus des
commerces, ce sont encore des
primes communales à la rénovation
qui sont envisagées. Ou
encore des incitations
fiscales, comme l'exonération
d'une partie du précompte
immobilier, voire
l'augmentation de la taxe sur
les immeubles non occupés.
|
|
|
|
|
Uccle
mon village
Un Cœur en fête au plateau
Avijl
Le
11 septembre dernier, pour
la deuxième année consécutive,
l’association Protection
et Avenir d’Avijl a
organisé une fête sur le
terrain de basket de la
Montagne de Saint-Job. De
nombreux sympathisants et
artistes (dont le sculpteur
Olivier Strebelle) s’y étaient
donné rendez-vous.
[
suite...
]
|
|
|
|
|
Lettre
aux
habitants
Plateau Avijl : espaces verts ou logements sociaux ?
Un faux problème
"la lettre en
ligne" Nouvelles de
l'ACQU n° 45. Publication
trimestrielle de l’Association
de Comités de Quartier
Ucclois (ACQU) asbl –
Siège social : av. du
Maréchal, 20A, 1180 Uccle
[
suite...
]
|
|
|
|
Mise au point
Suite
à l’article paru dans Le
Soir du 28 juin 2005, une mise
au point a été envoyée au
journal par Stéphane Davidts,
au nom de l'Association.
L’article publié dans l’édition
du 23 et 24 juillet 2005
n’ayant pas dissipé les
malentendus suscités par
celui du 28 juin,
l’Association diffuse ci-dessous
le texte intégral de
cette mise au
point.
L’Association considère que la politique de la ville doit définir
un ordre de priorités :
la préservation des espaces
verts et le droit au logement
en constituent les
premières ; la qualité
de vie en dépend directement.
Avant de bétonner -même
partiellement- un espace vert
de plus, il faut donc mettre
en œuvre toutes les autres
approches susceptibles d’offrir
à chacun un logement
adéquat, même au prix d’un
effort financier
supplémentaire de la
collectivité.
D’autre
part, les récentes
inondations (trois en un an)
au niveau de la vallée de
Saint-Job et des rues
avoisinantes ont mis en
évidence l’impact
hydrologique d’une
urbanisation non maîtrisée.
Toute imperméabilisation,
même partielle, du plateau
Avijl ne fera qu’aggraver
les risques de nouvelles
inondations au cours des
prochaines années, en
entraînant une surcharge
supplémentaire du système d’égouts,
déjà structurellement
insuffisant.
C’est sur
ces bases que nous avons
défini nos objectifs :
1. la préservation
de tous les espaces verts du
plateau, notamment les
potagers, prairies et bois, de
manière à lui conserver son
caractère semi-rural.
2. une
politique responsable de
construction et/ou d’aménagement
de logements sociaux et de
logements de type moyen.
Quelques chiffres
illustrent la nature des
solutions qu’il convient de
promouvoir en priorité :
on estime à plus de 2.000 le
nombre de logements sociaux
inoccupés dans l’agglomération
faute d’entretien et de
rénovation, et à près de
15.000 le nombre total de
logements vides (dont plus de
1.000 pour la seule commune d’Uccle).
Indépendamment même des
problèmes liés à la
pénurie de logements sociaux,
la rénovation des logements
dégradés, inoccupés et
abandonnés constitue à nos
yeux la première des
priorités d’une politique
urbaine responsable en vue d’éviter
le développement de chancres
urbains. Nous estimons
donc possible de s’attaquer
à la pénurie –criante- de
logements sociaux sans pour
autant détruire les espaces
verts existants, et en
particulier ceux du plateau
Avijl.
A défaut
d’informations précises de
la part de la commune
d’Uccle, nous nous
interrogeons par ailleurs sur
la vraie destination de
l’ensemble des constructions
prévues. En particulier, nous
ne pouvons considérer comme
acquis qu’il s’agisse bien
de véritables logements
sociaux, gérés par une société
publique de logements sociaux.
Si tel n’était pas le cas,
la destruction d’espaces
verts serait encore plus
inacceptable.
Au
stade actuel, et en
l’absence de toute
information tant sur
l’implantation des logements
prévus que sur leur
destination sociale, nous ne
voulons pas faire aux autorités
communales un procès
d’intention. Nous ne pouvons
que répéter notre souhait de
dialogue avec les pouvoirs
publics, afin de dégager une
solution qui réponde aux
objectifs définis ci-dessus
et garantisse le maintien dans
le domaine public de tout
logement social nouveau.
C’est dans cette optique que
le 23 juin dernier, nous
avions demandé aux
conseillers communaux de
surseoir au vote sur la
proposition qui leur était
faite d’allouer un budget
complémentaire de près de
64.000 € à l’étude
du projet d’urbanisation du
plateau. En effet, cette somme
s’ajoute au marché déjà
obtenu précédemment par le
bureau en charge de ce projet,
alors que ni le Conseil
communal, ni a
fortiori les habitants,
n’ont encore eu la
possibilité d’évaluer la
première partie du travail de
ce bureau. Nous regrettons très
vivement que le Collège
n’ait pas saisi cette
occasion d’entamer enfin un
dialogue constructif avec les
citoyens.
|
|
Source:
|
Association
"Protection et Avenir d'Avijl"
|
|
|
|
|
Plateau Avijl
:
Les riverains se coalisent
L’Association
Protection et Avenir d’Avijl
a décidé de revoir sa
position et de présenter un
avis unifié sur le projet de
la commune concernant des
futurs logements sur le
plateau Avijl. Stéphane
Davidts s’était récemment
exprimé au nom des riverains,
mais toute l’Association
n’était pas de son point de
vue.
Pour
rappel, et comme nous
l’expliquions dans notre
article
du 28 juin dernier, la
commune envisage de construire
deux cents logements sociaux
et moyens sur le plateau Avijl ;
lequel constitue pour
l’instant un espace vert,
composé de champs, de bois et
de potagers. Au mois de
septembre, l’enquête
publique aura lieu sur le
nouveau P.P.A.S (Plan
Particulier d’affectation du
sol) et sur son Rapport
d’Incidence
Environnementale.
Depuis
l’annonce de ce projet,
riverains et commune
s’opposent et s’accusent
mutuellement d’avoir coupé
le dialogue, indispensable à
une concertation digne de ce
nom.
La
volonté de l’Association
est de tout faire pour que
tous les espaces verts du
plateau soient préservés.
Mais ses membres ne
s’opposent pas à la création
de logements sociaux et moyens :
On
estime qu’il y a plus de
mille logements vides rien que
sur la commune d’Uccle.
Avant de construire sur des
espaces verts, la commune
ferait mieux de rénover ces bâtiments,
ce qui éviterait, en plus, le
développement de chancres
urbains, explique d’une
seule voix l’association.
Ces logements vides qui
constituent environ 300
immeubles, sont pour la
plupart des bâtiments privés.
La commune envisage en effet
de lutter contre les bâtiments
abandonnés et insalubres,
mais cette gestion viendrait
s’ajouter au vaste projet
immobilier du plateau Avijl.
Et les
riverains insistent à nouveau
pour que les logements sociaux
créés soient gérés par une
société de logements et non
par la Régie foncière
communale, comme il en est
question. Ils veulent une
garantie que les logements
soient bien pour moitié
sociaux et pour moitié de
type moyen. Mais la commune a
toujours affirmé sa volonté
d’y construire ce type de
logements.
Enfin,
c’est le dialogue qui fait défaut
pour l’instant et que les
riverains désirent rétablir
dans un premier temps : Nous
ne voulons pas faire aux
autorités communales de procès
d’intention. Nous désirons
seulement un vrai dialogue
afin de dégager une solution
qui réponde à la fois au
besoin de logements sociaux et
au maintien des espaces verts.
Le
dialogue tant attendu devrait
avoir lieu lors de l’enquête
publique prévue aux alentours
du mois de novembre.
|
|
|
|
|
200 logements dans un espace vert ?
Jeudi dernier, le public était nombreux au conseil
communal pour manifester ses réticences
à l'égard du projet de
logements sur le plateau Avijl.
Certains veulent que l'endroit
reste en l'état, avec ses
champs, ses chevaux et ses
potagers. D'autres réclament
des garanties que ces
logements soient bien sociaux,
en majeure partie.
Au
conseil, la commune a confirmé
que la moitié des logements
à construire seraient sociaux
(l'autre moitié étant de
type moyen). Par ailleurs, les
conseillers communaux ont désigné
un bureau d'étude pour
effectuer le rapport
d'incidence environnemental
complémentaire au changement
de PPAS (plan particulier
d'affectation du sol).
Chantal
de Laveleye, échevine de
l'urbanisme, a voulu changer
ce plan pour éviter une trop
grande urbanisation :
L'ancien PPAS permettait un
plus grand nombre de logements
ainsi qu'une traversée
carrossable. Nous avons voulu
tenir compte davantage des
aspects paysagers et éviter
que les voitures ne traversent
le plateau.
Mais
les riverains, représentés
par Stéphane Davidts,
craignent que le nouveau plan
n'exige plus, comme l'ancien,
qu'il y ait 51 % de logements
sociaux. Les deux camps
s'accusent mutuellement
d'avoir coupé le dialogue. Nous
ne sommes pas opposés au
projet, nous voulons qu'il y
ait concertation, explique
Stéphane Davidts. Mais
Chantal de Laveleye refuse de
discuter avec des habitants
qu'elle pense d'emblée opposés
à tout projet.
Les
riverains craignent que le
projet soit l'occasion, pour
le collège, de faire de la
promotion immobilière. En
aucun cas, nous ne voulons de
cela, explique Chantal de
Laveleye. Mais le collège
n'a pas encore décidé si
nous gérerions nous-mêmes
les locations.
Personnellement, j'y suis
favorable.
Le
dialogue s'est en partie enlisé
quand les riverains ont
manifesté leur désir de voir
les logements sociaux gérés
par la Société uccloise du
Logement plutôt que par la
commune. De nombreux
logements sociaux sont déjà
gérés par la commune. Cela
ne change rien, précise
l'échevine.
Pourtant,
Françoise Dupuis, secrétaire
d'Etat au Logement à la Région
bruxelloise et conseillère
communale à Uccle, tempère :
Il est vrai qu'en ce moment
cela ne change rien, mais en
laissant la commune gérer les
logements sociaux, on s'expose
à des changements dans
l'avenir. Pour l'instant le règlement
communal est basé sur les
critères légaux qui régissent
les sociétés de logement.
Mais il est possible de
modifier ce règlement. Et
Françoise Dupuis de
s'engager, auprès des
habitants, à suivre ce
dossier de près et à tenter
de rétablir un dialogue.
Globalement,
Stéphane Davidts se dit
satisfait de cette réponse : La
commune a pour la première
fois parlé de logements
sociaux plutôt que de
logements de type social comme
c'était le cas jusqu'alors.
Nous avons le soutien, sur ce
point, de Madame Dupuis.
Le
PPAS sera soumis à enquête
publique vers novembre. Le
collège espère pouvoir
entamer les travaux de voirie
avant la fin de cette législature.
|
|
|
|
|
Mon potager dans ma ville
La
malbouffe e t le stress urbain
expliquent en partie le
renouveau des jardins
ouvriers. Ils sont aujourd'hui
plus féminins, et socialement
plus divers... Semez,
cueillez, goûtez.
Cette année, la récolte sera bonne dans les potagers des
Hautes Bruyères, en plein cœur
de Villejuif (94). Tomates,
pommes de terre, haricots
verts, petits pois, fraises…
s’annoncent en abondance
dans les 85 jardins familiaux
implantés face aux immeubles
qui bordent ce parc départemental.
Sophie, professeur
d’anglais, cultive sa
parcelle de 200 m2 avec
assiduité: «Je viens tous
les jours, pour évacuer le
stress. Quand on habite en
appartement, ce coin de
campagne en pleine ville est
une chance extraordinaire! En
plus, je peux montrer à mes
enfants le cycle qui va de la
graine à l’assiette. Avant,
ils pensaient que les fraises
poussaient directement en
barquette…»
Entre les plans locaux
d’urbanisme (PLU) qui
imposent aux communes
d’investir dans les espaces
verts, et le regain d’intérêt
des citadins pour les produits
du terroir, en Ile-de-France,
malgré la pression foncière,
les jardins collectifs sont en
plein essor. Après avoir
connu un lent déclin dans les
années 1960 à 1980. Exit les
vieux jardins ouvriers et
leurs baraquements de tôle
ondulée en périphérie des
villes, place aux jardins
familiaux, implantés au
milieu des cités. Leur
vocation n’est plus tant de
nourrir les familles modestes
que d’apporter de la
diversité, avec une forte préoccupation
esthétique : les abris du
parc des Hautes Bruyères ont
été commandés à Renzo
Piano, l’architecte de
Beaubourg.
Le profil des jardiniers aussi
a radicalement changé. Michèle
Roncin, responsable
Ile-de-France de la Fédération
nationale des jardins
familiaux (FNJF), affirme que
désormais «les retraités
et les ouvriers sont en
minorité. Nous avons de plus
en plus de demandes de cadres,
de médecins, d’enseignants.
Aujourd’hui, les femmes représentent
près de la moitié des
attributaires».
L’aspect des jardins s’en
ressent: «Il y a beaucoup
plus de fleurs et de décoration
qu’auparavant. Ces nouveaux
jardiniers font volontiers des
essais sur des légumes
anciens ou rares.» La
FNJF compte 2600 potagers
franciliens adhérents, le
Jardin du Cheminot en regroupe
600, et les collectivités
locales en gèrent directement
plusieurs centaines. Mais
malgré cette expansion des
jardins collectifs, les listes
de demandeurs s’allongent.
Aujourd’hui, l’attente
varie de deux à cinq ans. Du
coup, celui qui n’entretient
pas son lopin est
impitoyablement chassé.
Avec ses 280 parcelles sur 8 hectares, le jardin familial de
Morangis (91), en bordure des
pistes d’Orly, est l’un
des plus vastes de la Région.
Il attire jusqu’aux
Parisiens, comme Eliane,
attachée de direction: «Ce
jardin me permet de passer mes
journées à la campagne sans
quitter Paris. Au début, j’étais
totalement ignare, mais ici,
on échange très facilement
avec ses voisins, beaucoup
plus que dans mon immeuble!
C’est un formidable apport
en qualité de vie.»
Un loisir qui exige un réel
engagement: «Au moins deux
heures par jour, ou une journée
complète par semaine»,
précise Claude Hénin. Ce
responsable du Jardin du
Cheminot constate que les
nouveaux jardiniers sont très
sensibles aux pratiques
respectueuses de
l’environnement, comme dans
les potagers impeccablement
alignés de Crosne (91): «En
Ile-de-France, les jardins
familiaux ont indéniablement
bénéficié des scandales de
la malbouffe : les citadins
veulent désormais contrôler
la qualité des primeurs
qu’ils mangent en les
produisant eux-mêmes.»
Et à moindre prix. Un chou,
c’est un chou.
|
|
|
|
|
|
|
|
Concept & Webdesign B. Malice -
Copyright
©
2003-2008,
All Rights Reserved
| |
|
|
|
|
| |
|