Benoît CEREXHE   Député régional - chef de groupe cdH

Questionnaire de l'Association envoyé le 08 mai 2004 et réponse publiée le 25 mai 2004

1. Estimez-vous que le plateau Avijl constitue un élément important du maillage vert de la Région et mérite à ce titre d’être préservé ?

Il est incontestable que le plateau Avijl constitue un élément important du maillage vert de la Région bruxelloise. Il doit, à ce titre, faire l’objet d’une préservation assurant le respect de son caractère rural.

2. Estimez-vous que le besoin de logements sociaux dans la Région justifie la destruction d’espaces verts du plateau Avijl pour y construire de tels logements ?

Je suis, comme vous le savez certainement, très préoccupé par la situation du logement en Région bruxelloise. Il s’agit manifestement là d’une problématique majeure pour les prochaines années. La demande en matière de logements sociaux est toujours plus forte et les pouvoirs publics  ne parviennent pas à répondre à celle-ci. Ceci étant, il va de soi que la construction de logements en général et de logements sociaux en particulier ne doit pas se faire au détriment d’espaces verts tels le plateau Avijl ou de tout autre site naturel remarquable. Préserver un caractère humain et convivial à une ville, c’est également assurer la préservation des espaces verts. En revanche, j’estime que de nombreux autres sites (non naturels) pourraient être réaffectés en logements (sociaux). Je pense particulièrement aux nombreux immeubles de bureaux qui n sont plus pour certains occupés depuis longtemps.

3. Estimez-vous qu’il importe de sauvegarder les jardins potagers du plateau Avijl, de manière à préserver et développer leur rôle social et pédagogique ?

Le corollaire d’une préservation du plateau Avijl est précisément le développement du rôle social et pédagogique qu’il peut jouer. Notre souci de placer la personne humaine au centre des préoccupations trouve évidemment ici une expression très concrète. La préservation de l’équilibre naturel du plateau et le développement du tissu social doivent aller de pair.

4. Estimez-vous qu’il conviendrait d’imposer l’inclusion d’une proportion minimale de logements à caractère social dans tout nouveau programme privé de constructions de logements dont l’importance dépasse un certain seuil, afin de répondre aux besoins en la matière ?  

Je ne pense pas que l’inclusion obligatoire d’une proportion minimale de logements « sociaux » dans tout nouveau programme privé de constructions de logements d’une certaine importance soit souhaitable. Je préfère développer le concept de mixité sociale. Dans cette perspective, l’inclusion d’une proportion minimale de logements (sociaux ou non, à définir) lors de la construction de grands ensembles de bureaux va davantage dans ce sens.

5.  Estimez-vous que les pouvoirs publics devraient mener en priorité une politique active de rénovation d’îlots et immeubles à l’abandon - pouvant aller jusqu’à leur réquisition -  tant pour éviter la formation de chancres urbains que pour créer du logement à caractère social ?

Je suis convaincu que les pouvoirs publics doivent mener une politique active (pro-active) en matière de logements sociaux. Vous faites allusion à la réquisition d’immeubles à l’abandon. Cette possibilité a déjà, par le passé, été inscrite dans un texte de loi. Celui-ci s’est rapidement révélé difficilement applicable à telle enseigne qu’il est resté lettre morte. Je pense, pour ma part, qu’une alternative pourrait consister dans le procédé e la vente forcée d’immeubles à l’abandon.