Charles PICQUE   Ministre d'Etat - Député fédéral - Bourgmestre de Saint-Gilles

Questionnaire de l'Association envoyé le 08 mai 2004 et réponse publiée le 25 mai 2004

Charles Picqué                                                                                  Bruxelles, le 25 mai 2004
Bourgmestre de Saint-Gilles
Député fédéral
Ministre d’Etat

Association 
Protection et Avenir d’Avijl

1180 Bruxelles
 

Chère Madame, Cher Monsieur,

                Nous avons toujours été attachés à la préservation des espaces verts au sein de notre Région. Il est en effet vital d’assurer un cadre de vie agréable et convivial à tous nos citoyens. Bruxelles est une ville « verte » et doit le rester.
 

                La flambée des prix du marché du logement à Bruxelles tant sur le plan acquisitif que locatif, couplée à la baisse du pouvoir d’achat des habitants de notre Ville-Région, entraîne que de plus en plus de Bruxellois rencontrent de grandes difficultés pour accéder au logement. Face à ce constat, le politique ne peut rester les bras croisés, nous devons mener une politique volontariste pour que tout un chacun puisse bénéficier d’un logement décent.

Il faut donc construire de nouveaux logements sociaux et moyens, rénover le parc de logements public et privé existant, lutter contre les immeubles inoccupés, abandonnés, favoriser l’accès à la propriété des ménages à revenus moyens.
 

                Afin d’apporter une réponse à la crise du logement, nous prévoyons notamment :

-          la construction de 5.000 nouveaux logements à Bruxelles ;

-          la rénovation rapide des logements sociaux (les moyens financiers ont déjà été dégagés par le Secretaire d’Etat au Logement, Alain Hutchinson) ;

-          la poursuite de la lutte contre les logements abandonnés et inoccupés par la mise en œuvre du droit de gestion publique et par la mise en place d’une taxe sur les immeubles à l’abandon.

Des mesures en faveur de l’accession à la propriété seront également développées afin de permettre aux jeunes ménages, aux familles de se fixer au sein de notre Ville-Région.
 

                Pour les socialistes, le déploiement de la future politique de construction de logements doit si possible prendre place au sein des zones d’intérêt régional définie dans le PRAS et dans les zones leviers définies dans le PRD. Il convient aussi de valoriser les terrains publics inoccupés et d’accentuer la reconversion, rénovation des bâtiments anciens (droit de gestion publique, intensification des actions de la SDRB et des régies foncières communales).

Toutefois, tant en ce qui concerne le développement des ZIR et des Zones leviers, que pour la valorisation des terrains publics, il ne faut pas agir dans la précipitation. Il faut activer les procédures de concertation afin de satisfaire le plus grand nombre.

                Plutôt que de contraindre les promoteurs immobiliers à réaliser du logement social, nous préférons la voie des partenariats. Ce type de partenariat existe déjà dans le cadre de la SDRB pour la construction de logements à destination de ménages à revenus moyens. Nous envisageons également la mise en place de partenariats public-privé pour la construction de logements sociaux (voir Plan pour l’avenir du logement).
 

                La rénovation et la lutte contre les immeubles à l’abandon sont des priorités socialistes, comme l’a démontrée l’action des Ministres socialistes au Gouvernement régional :

o         Forte augmentation de l’enveloppe contrats de quartier,

o         Cadastre technique des logements sociaux et déblocage des moyens financiers pour assurer leur rénovation,

o         Code du logement : création de normes minimales de sécurité, de salubrité et d’équipements des logements, création du droit de gestion publique.

Si les électeurs nous accordent leur confiance, nous poursuivrons ces actions et veilleront notamment à la mise en œuvre du droit de gestion publique.

Le droit de gestion publique permet aux pouvoirs publics de prendre en gestion un bien privé et de le louer aux conditions du logement social si le bien en question est abandonné, inoccupé ou insalubre et que le propriétaire ne prend pas les mesures nécessaires pour remettre son bien sur le marché dans un état conforme aux prescriptions du code du logement.

En espérant avoir pu vous apporter des éléments de réponses, cordialement,
   

                                                                                                                                                             Charles Picqué