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Prenez votre plume, cette
rubrique diffusera vos
commentaires . . .
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TRIBUNE
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©
photo: Patrice Deramaix |
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J’ai été alarmée par un article d’Alain
Megoeul, publié dans les nouvelles
de l’ACQU.
Sa position qui consiste à encourager la construction
de 200 logements, sous prétexte
qu’il faut permettre aux jeunes ménages
à revenu modeste de rester à
Uccle, me semble dangereuse.
Il est, je pense, impossible
d’avoir ce type de garantie pour
de multiples raisons et il s’en
trouvera toujours pour arriver à
contourner cette contrainte. La spécificité
du quartier de Saint Job est liée
à un habitat et à des relations
entre les habitants qui rappellent
les villages.
En bâtissant sur le plateau Avijl,
on accroîtra sans aucun doute le
trafic qui est déjà archi
dangereux vieille rue du moulin où,
par manque de parking, on trouve déjà
aujourd’hui des voitures
garées en amont et en aval des chicanes chaque soir et
chaque matin. Je n’ose pas
imaginer ce que cela sera après le
lotissement du plateau Avijl. On
m’a répondu qu’on rouvrirait
l’avenue d’Andrimont : on
serait alors encerclés de voitures,
à l’avant et à l’arrière pour
ceux qui habitent de ce côté-là
de la vieille rue du moulin.
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©
photo: Michel
Fautsch |
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Autant l’aménagement de la
Montagne de St Job donne à cette
rue un cachet et une quiétude
pleines de charme, autant celui de
la vieille rue du moulin a été
bâclé et n’a fait qu’aggraver
le manque de parking et le risque d’accidents.
Une rue préservée pour une autre
sacrifiée ?
Pour en revenir au plateau, je ne
vois pas en quoi la construction de
200 logements résoudra quoi que ce
soit mais par contre, je vois
clairement qu’on détruira
lentement un village qui, comme tout
village doit garder ses espaces
verts et ses potagers, qui ceux-là
représentent un atout social
important pour les plus démunis et
un patrimoine exceptionnel.
Nadine Glibert-Beukelaer
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Plateau Avijl : garantir
l'avenir
Le plateau Avijl est un espace vert de 8,5 hectares, propriété de la
Commune d'Uccle, dont la majeure partie est classée en zone
d'habitation (terrains à bâtir). Un plan d'urbanisation, prévoyant la
construction d'environ 200 logements, dont la moitié à caractère
social, a été récemment adopté par les autorités communales.
Tel
qu'il se présente
actuellement, le plateau Avijl
constitue essentiellement un
site champêtre à caractère
rural, combinant jardins
potagers et espaces verts à
caractère sauvage abritant
une faune et une flore d'une
grande diversité -y compris
de nombreux oiseaux
migrateurs- bref un
écosystème unique à
Bruxelles. La question se pose
donc de savoir comment
préserver ce patrimoine.
La notion même de patrimoine
à préserver est relativement
récente et a
considérablement évolué au
fil des siècles.
Pendant longtemps, nul ne
s'est soucié de protéger le
patrimoine architectural dès
lors qu'il n'avait plus de
fonction utilitaire ou
religieuse.
Ainsi ont disparu des pans
entiers de l'histoire de
l'humanité. Ensuite est venue
l'époque de la sauvegarde des
œuvres monumentales, ... à
condition qu'elles n'entravent
pas le développement
économique et le progrès
social : ainsi à
Bruxelles les vieux quartiers
ont-ils été rasés au
bénéfice de la jonction
ferroviaire ; les
boulevards de la
petite ceinture, aux
contre-allées arborées,
saccagés pour créer une
autoroute urbaine en vue de
l'exposition universelle de
1958 ; les maisons Art Nouveau détruites dans la quasi-indifférence générale. Et
n'oublions pas qu'Uccle a bien
failli être traversée de
part en part par le ring
autoroutier... Paris même n'a
été épargné que par la
mort du président Pompidou,
qui affirmait que la ville
devait s'adapter à
l'automobile, et non
l'inverse.
La notion même de patrimoine
à préserver est relativement
récente et a
considérablement évolué au
fil des siècles. Pendant
longtemps, nul ne s'est
soucié de protéger le
patrimoine architectural dès
lors qu'il n'avait plus de
fonction utilitaire ou
religieuse. Ainsi ont disparu
des pans entiers de l'histoire
de l'humanité. Ensuite est
venue l'époque de la
sauvegarde des œuvres
monumentales, ... à condition
qu'elles n'entravent pas le
développement économique et
le progrès social :
ainsi à Bruxelles les vieux
quartiers ont-ils été rasés
au bénéfice de la jonction
ferroviaire ; les
boulevards de la
petite ceinture, aux
contre-allées arborées,
saccagés pour créer une
autoroute urbaine en vue de
l'exposition universelle de
1958 ; les maisons Art Nouveau détruites dans la quasi-indifférence générale. Et
n'oublions pas qu'Uccle a bien
failli être traversée de
part en part par le ring
autoroutier... Paris même n'a
été épargné que par la
mort du président Pompidou,
qui affirmait que la ville
devait s'adapter à
l'automobile, et non
l'inverse.
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photo: Michel
Fautsch |
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Ils savent qu’il ne faut
jamais séparer le corps
de l’esprit. L’humain
est un tout.
Laurence Bertels, par exemple,
à écrit à la page 22 de "
La Libre Belgique "
du 5 novembre 2003 que, selon le célèbre ostéopathe et
diététicien Pierre Pallardy
(1) : " le sport plaisir, comme la marche…, est le meilleur
ennemi du stress. A pratiquer deux à
trois fois par semaine pendant 45
minutes au moins ". Quelle
chance unique pour les habitants du
village de Saint-Job d’avoir
chez eux ce but de promenade !
Se rendre au plateau Avijl est
une pure merveille. Ne même pas
devoir sortir sa voiture du garage.
Ne pas polluer l'air saint-jobois
avec du gaz carbonique. Uccloises et
Ucclois, les arbres, les fleurs et
les plantes du plateau Avijl
embellissent l'existence, vivifient
la pensée, réparent chagrins et
tourments.
de protection des
richesses artistiques et du patrimoine architectural. Mais leur
politique industrielle a conduit à un désastre écologique
probablement irrémédiable. L'humanité prend conscience,
seulement maintenant, de ce que la déforestation massive
constitue pour toutes les espèces vivantes une menace mortelle.
La définition des priorités à respecter dans l'aménagement
de la ville constitue donc une notion en perpétuelle évolution.
De même que nul ne songe à remplacer la Grand-place par un
centre commercial, il apparaît clairement aujourd'hui que tout
aménagement urbain, y compris la construction de logements,
doit être subordonné à la préservation des espaces verts et
des parcelles rurales qui y subsistent encore. Car une politique
écologique globale ne passe pas seulement par des actions
spectaculaires de défense de la forêt amazonienne ou contre le
forage de puits pétroliers en Alaska, mais aussi par des
efforts quotidiens dans notre environnement immédiat. C'est ce
qu'ont très bien compris les autorités de Sao Paulo, qui
viennent de renoncer à la construction d'un auditorium de
musique pourtant programmé de longue date et conçu par le célèbre
architecte Oscar Niemeyer, afin de préserver l'espace vert où
il avait été prévu de l'ériger.
Le fait
que le plateau Avijl fasse partie intégrante du patrimoine
communal, ce qui devrait le mettre à l'abri de toute spéculation
immobilière, constitue une chance unique. Il importe donc avant
tout de déterminer avec précision les parties de ce site qu'il
importe de préserver, en s'appuyant sur l'expertise de spécialistes
reconnus en matière d'environnement ; ce n'est que dans
une seconde étape qu'il sera possible d'évaluer les possibilités
de constructions immobilières dans le respect du site.
Ce sera aussi l'occasion de
développer à Uccle une politique active de rachat et de rénovation
de maisons abandonnées, permettant d'intégrer des logements à
caractère social au tissu urbain existant et d'éviter le développement
de chancres urbains.
A brève échéance, cette
politique aura évidemment un coût; mais l'on sait bien qu'une
approche écologique, qui représente un investissement sur le
long et non sur le court terme, est en fin de compte moins
chère. C'est en multipliant les actions locales de
préservation de l'environnement au niveau de notre ville que
nous préserverons la qualité de vie de nos enfants.
Georges
Copinschi
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Pour le bien-être du
plateau Avijl et la sauvegarde de sa
plénitude.
L’inventeur du mot " écologie
" est le naturaliste allemand Ernst Haeckel
(1834-1919). L’écologie est la science
qui étudie les milieux où vivent et
se reproduisent les êtres vivants,
ainsi que les rapports de ces êtres
avec le
milieu. Aujourd’hui, c’est une
philosophie visant à une meilleure
adaptation de l’homme à son
environnement naturel, vivant
(animaux, plantes) et non vivant,
ainsi qu’à une protection de
celui-ci.
Alors, qu’on ne vienne surtout pas
dénaturer un endroit aussi idyllique
que le plateau Avijl à coups de
bulldozers qui viendront chasser à
tout jamais l’esprit subtil de la
nature que, seul, un promeneur
silencieux peut ressentir et
apprécier. Si vous souhaitez en savoir
plus sur " l'esprit subtil de la
nature ", je ne peux que vous
engager à lire ce livre remarquable
qu'est "la voix des Anges" de
Dorothy Mc Lean, co-créatrice du
Centre Findhom
en Écosse. Pensons aussi à la terre d'
Enneille, près de Durby,
avant-garde du troisième millénaire.
Et ce n’est pas tout. Un dimanche de
cet automne 2003, la très belle
émission
Le jardin Extraordinaire
de la RTBF nous
à montré des hommes et des femmes
d’Amérique latine en train de
récupérer et de sauver des terres
malades et mal traitées pour en
refaire des sols fertiles. Mais chez
nous, à Uccle, on voudrait
transformer en briques, en cailloux,
en béton le seul endroit des 19
communes bruxelloises réservé à des
potagers qui soit 100% sûr pour la
culture ! Où est la raison ? Où est
le bon sens ?
Nous devons être conscients de
l’importance d’un endroit champêtre
aussi proche de notre habite, un
écrin de verdure d’une valeur
exceptionnelle. Il est utile de rappeler que
de plus en plus de médecins sont
aujourd’hui ouverts à la médecine
holistique
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©
photo: Daniel Raphaël |
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Ils savent qu’il ne faut
jamais séparer le corps
de l’esprit. L’humain
est un tout.
Laurence Bertels, par exemple,
à écrit à la page 22 de "
La Libre Belgique "
du 5 novembre 2003 que, selon le célèbre ostéopathe et
diététicien Pierre Pallardy
(1) : " le sport plaisir, comme la marche…, est le meilleur
ennemi du stress. A pratiquer deux à
trois fois par semaine pendant 45
minutes au moins ". Quelle
chance unique pour les habitants du
village de Saint-Job d’avoir
chez eux ce but de promenade !
Se rendre au plateau Avijl est
une pure merveille. Ne même pas
devoir sortir sa voiture du garage.
Ne pas polluer l'air saint-jobois
avec du gaz carbonique. Uccloises et
Ucclois, les arbres, les fleurs et
les plantes du plateau Avijl
embellissent l'existence, vivifient
la pensée, réparent chagrins et
tourments.
Il est grand temps de penser non plus
à court terme mais à long terme. Et
le long terme n’est pas seulement
l’avenir ; c’est aussi le passé du
plateau. Pour tenter de nous
rassurer, on nous dit que certaines
des 200 maisons à construire auront
leur jardinet. Personne n’est
évidemment contre l’édification de
200 maisons de type social à Uccle
mais cela doit être sur un terrain
moins fertile. Il est bon également
de se souvenir qu’une centaine
d’appartements et de maisons sont
actuellement libres de toute
occupation à Uccle… Et puis, pour en
revenir à nos moutons, comment
imaginer un seul instant que les
légumes qui pousseront au milieu de
maisons, de buildings de trois
étages, de rues, d’égouts, de
l’éclairage nocturne, en été du
bruit de la radio et de la
télévision, de la poussière causée
par la circulation et le va-et-vient
des habitants, auront la même saveur
et le même pouvoir nutritionnel que
ceux qui croissent maintenant dans
le calme, le silence, l’air pur, en
parfaite symbiose avec la faune et
la flore ?
Un exemple valant mieux qu’une longue
démonstration : il est à présent
reconnu que le calcium se trouvant
dans une carotte bio est assimilé
par les cellules de notre corps avec
une facilité déconcertante tandis
qu’une tablette de calcium fabriquée
chimiquement ne sera métabolisée que
difficilement tant est grand le
fossé entre ce que produit la nature
et ce que l’homme fabrique.
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En conclusion, à toutes celles et à
tous ceux qui luttent avec courage
et persévérance pour la sauvegarde
du plateau Avijl , de notre terre
Avijl, je demanderai de ne jamais
céder au découragement car c’est
dans une accumulation de petits
manques que l’on peut voir de
grandes faiblesses. Au contraire,
nous devons devenir des
" canaux relais "
et non des
" sources de delais " en raison d’intérêts égoïstes.
Le courage fait oublier toute
crainte !
Je terminerai en laissant la
parole à un grand chef indien : " Quand les enfants ne seront plus capables de citer le nom des arbres,
des fleurs, des poissons, des
oiseaux, ils deviendront étrangers à
leur propre terre ".
Que vive à jamais ce petit
coin de paradis ucclois !
(1) " Vaincre fatigue, stress,
déprime et protéger son cœur ", Pierre Pallardy, éd. Robert Laffont ; 300 pp.
(2)
" Wasser und Salz, Urquell des Lebens " par le médecin Barbara Hendel et le biophysicien Peter
Ferreira ; éd. Ina ; 232 pp.
Marga
Strohäcker
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Quel avenir pour le plateau Avijl ?
Dès le début des années 1970, le
plateau Avijl éveille la convoitise
immobilière avec des projets plus
audacieux les uns que les autres
mais aucun ne tenait compte de
l'environnement vert existant. Le
plateau Avijl est un espace vert semi sauvage
de 9 hectares,
comprenant notamment des pâturages,
des bois et quelque 70 potagers. Les
années passent et le projet actuel
de la commune d'Uccle prévoit 200
logements dont la moitié serait de
"type" social, avec l'utilisation de
matériaux d'éco construction d'un
coût plus élevé.
Notez que les tests de la nature du
sol effectué en 2003, se sont
révélés apte à la culture potagère
par l'IBGE.
Suite à cette nouvelle fièvre
incontrôlée d'urbanisation, les
habitants se mobilisent dans le but
d'éveiller l'attention des élus
politiques communaux et bruxellois
sur la valeur écologique et sociale
du plateau Avijl, la nécessité de
préserver non seulement cet espace
vert mais aussi le tissu urbain.
Cette harmonie urbaine devrait
devenir la nouvelle donne pour les
générations à venir.
Logements sociaux : utopie et
réalité.
Le monde évolue et les villes aussi,
celles-ci sont devenues des
laboratoires vivants pour les
scientifiques et les urbanistes,
ainsi que le baromètre des pouvoirs
politiques dans leur prise de
décisions.
Le logement et particulièrement le
social, est devenu une préoccupation
majeure de notre société et mérite
qu'on s'y intéresse. C'est dans
l'approche que tout se joue.
Bruxelles héberge de nombreux chancres
urbains et logements à l'abandon
parfois pour motif spéculatif, mais
une faille existe; la ville et les
communes sont propriétaires d' une
majorité de ces logements laissés à
l'abandon. Leur réhabilitation est
lourde administrativement mais
payante à long terme !
Ceci démontre toutefois un vide
juridique et politique à ce niveau.
Ne serait-il pas judicieux de
réaffecter ces espaces en logements
moyens et sociaux et de réhabiliter
ainsi des quartiers en perte de
structures sociales.
Ceci permettrai aussi d'intégrer des
habitants vivant dans la précarité,
dans un tissu social déjà existant
et de donner un nouveau souffle à
bien des communes !
Cela demande une approche intelligente
et ouverte,... une autre façon
d'être social !
Benoît Malice
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photo:
Benoît Malice |
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Avijl : un site à (re)découvrir !
Depuis longtemps déjà, ce que l'on
appelle la qualité de vie a cessé de
se mesurer principalement ou
exclusivement en données
statistiques (revenu moyen par
habitant, produit national brut,
nombre de voitures, etc.). Elle
comporte des facteurs beaucoup plus
difficiles à quantifier, ou
carrément non chiffrables : type de
logement, espaces verts, niveaux de
bruit, de pollution atmosphérique,
de stress, qualité des services
publics, sentiment de sécurité ou
d'insécurité notamment.
L'importance que l'ensemble des
citoyens accorde désormais à cette
dimension reflète les profonds
changements de priorités survenus au
sein de nos sociétés que les
responsables politiques ont commencé
à prendre partiellement en compte.
C'est ainsi que les habitants sont
devenus beaucoup plus attentifs à la
quantité et à la qualité des espaces
verts de leur environnement. Cela va
désormais bien au delà du rêve de
jardin derrière sa maison, et se
traduit par une vision plus globale
de ces paysages, de leur rôle
irremplaçable en tant qu'équipement
au service de la collectivité (y
compris des générations futures), et
par une bien plus grande sensibilité
aux menaces diverses qui peuvent
peser sur eux.
C'est dans ce contexte que
l'association de fait pour la
Protection
et l'Avenir du plateau
Avijl
s'est constituée et invite tous les
ucclois, mais aussi tous les
bruxellois, à découvrir ou
redécouvrir ce site remarquable le
samedi 20 et le dimanche 21
septembre 2003. Un circuit découverte
est organisé par
les habitants du quartier et se
tiennent à disposition pour répondre
aux questions des visiteurs.
Georges Ingber
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Quelques idées pour que la
Plateau Avijl reste CE QU’IL EST.
On ne nie pas le fait que :
·
La commune d’Uccle soit la
propriétaire du Plateau Avijl,
·
Lorsqu’elle a acquis ce
terrain, c’était pour l’urbaniser,
· Pour
des raisons qui ne nous
regardent pas mais qui devraient
être essentiellement financières,
RIEN a été fait depuis la date de
l’achat,
· Pour que ce vaste terrain ne
reste pas en friche, la commune a eu
la gentillesse et …l’intelligence de
le diviser en plusieurs parcelles et
de les louer à de nombreux Ucclois
et Uccloises afin qu’ils les
transforment en potagers ou lieux de
détente.
Mais
Il se fait que subitement et pour
répondre à une demande croissante et
constante de logements sociaux à
Uccle, l’actuelle majorité communale
veut construire au plateau Avijl la
bagatelle de 200 logements … de
"type" social.
Nous ne sommes nullement opposés au
fait que la commune d’Uccle
construise des logements de type
social (sic) mais ailleurs qu’au
plateau Avijl !
En effet
Depuis
un certain temps déjà, la
tendance est de quitter les grandes
villes et cette tendance est
irréversible. Il y a de multiples
maisons et appartements à louer ou à
vendre dans les 19 communes de
l’agglomération bruxelloise.
Remplacer l’un des rares écrins de
verdure qui restent à Uccle par 200
dont la moitié de "type" social
(re-sic) est donc absurde et c’est
une décision à court terme car, les
villes se vidant, la spéculation
immobilière n’y sera plus ce qu’elle
était auparavant.
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Sur les 19 communes de l’agglomération bruxelloise,
Uccle est l’une des 3 ( !!!) à ne pas avoir de métro. Ces
200 nouveaux ménages vont amener combien de voitures dans notre
quartier ?
Et où vont-elles se garer ? La Vieille rue du Moulin, la rue
Jean Benaets et la Montagne de Saint Job sont déjà saturées à
du 100%.
Le plateau Avijl est un endroit calme et tranquille. En période
de « blocus », ils n’est pas rare d’y voir des
étudiants repasser ou approfondir leurs cours.
Le plateau Avijl est un endroit d’une extraordinaire
convivialité. Tout le monde se connaît.
Entre deux coups de
bêche ou de râteau, on se parle alors qu’en ville on se marche
sur les pieds sans même se dire bonjour. En outre, l’entraide n’y
est vraiment pas un vain mot.
On croit un peu vite qu’au plateau
Avijl, il n’y a que des locataires
de parcelles. Erreur !
C’est oublier le nombre incroyable de
promeneurs qui viennent essayer
d’y oublier leurs petits ou
grands tracas, y respirer l’air pur,
y promener leurs enfants
ou leur animal de compagnie, y
écouter le chant de milliers
d’oiseaux.
Conclusions
Si l’on devait remplacer les
légumes, les arbres et les fleurs du
plateau Avijl par du béton, des
briques et du mortier et faire fuir
à tout jamais la faune qui y vit et
des milliers d’oiseaux, les
mandataires communaux de l’actuelle
majorité porteraient une immense
responsabilité pour l’avenir de nos
enfants et des générations futures.
Que l’on y croie ou pas, que Saint-Job
protège SON plateau Avijl qui est
aussi le nôtre et le conserve tel
qu’il est aujourd’hui pour le plus
grand bien de celles et de ceux qui
aiment la nature, qui aiment
travailler la terre, qui souhaitent
léguer à leurs enfants un petit coin
de paradis terrestre !
Marga Strohäcker
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Réflexions au sujet du Plateau Avijl
Situation géographique
Élément naturel
Le plateau présente une situation
exceptionnelle dans son caractère
géographique: " véritable forteresse
verte ", le plateau est protégé par
ses flancs abrupts :
La butte de la Vieille rue du
Moulin,
Le mur de la rue Van der Noot,
Le chemin escarpé de la rue J.
Benaets.
Vouloir aller à l'encontre de cette
situation de fait, serait nier
l'évidence.
De par cette situation, le plateau
est naturellement protégé contre les
pollutions urbaines de l'air, de la
terre, du bruit, des inondations et
du trafic automobile. Il convient de
protéger une telle situation
naturelle.
Élément urbain
Il est un lieu "tampon" entre les
espaces verts du sud d'Uccle, (Kauwberg,
parc Fond'Roy...) et le centre
commercial de la Place St. Job. De
même, il présente un plateau
verdoyant longé par une rue et un
chemin urbanisé.
Élément activité humaine
A cause de cette situation, le
plateau a été exploité par la
population selon ses besoins,
potagers, pâturages, jardins
d'agrément, et pendant tout un
temps, versage à la carrière.
Situation juridique
Le plateau est situé au PRAS II en
zone d'habitation à prédominance
résidentielle ZHPR... "des terrains
non bâtis qu'il convient de ne pas
figer, de manière à garantir une
souplesse dans l'aménagement et la
gestion de ces terrains ". (Moniteur
14.06.01).
Les termes de "ne pas figer" et
garantir une "souplesse", nous
semblent de toute importance. Aussi,
nous proposons pour le Plateau un
aménagement léger et dans le cadre
essentiellement en accord avec le
lieu.
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photo: Michel
Fautsch
- Fauvette
à tête noire (Plateau Avijl) |
En conclusion
Étant donné que des études
scientifiques récentes effectuées à
la demande des pouvoirs publics ont
prouvé que la terre du plateau
n'était pas polluée, contrairement à
d'autres sites cultivés dans la
commune, il convient de préserver et
d'exploiter une telle situation pour
l'essentiel de sa surface à des
activités exigeants, de tels
terrains ; cultures potagères,
pâturages, petits loisirs...
Il convient de développer un projet
qui ne peut pas être un repli
égoïste et individualiste du
quartier, mais aboutir à une mise en
valeur du plateau en accord avec la
situation actuelle de notre
environnement dans un esprit de
développement durable.
La philosophie de ces quelques
réflexions s'efforce de dégager une
conciliation entre le Social, l'Économique
et l'Environnemental dans un projet
d'avenir où nous sommes face à des
situations inconnues.
Le Social dépasse le simple logement
et peut dans un avenir proche avoir
des impératifs vitaux, non seulement
pour le quartier, mais aussi pour la
Commune, voire la Région
bruxelloise.
Une nécessité actuelle peut être
retenue :
Les potagers du Keyenbempt et du
carré Tillens ont été déclarés
insalubres. Il est même envisagé
d'en extraire les terres.
L'ICPH, suite aux nouvelles
constructions est en manque de
potagers.
La déchetterie de la rue de Stalle
(très utile) a remplacé des
potagers.
N'est-ce pas le moment, sur le
Plateau Avijl de décerner un lieu
sûr et dédié à l'usage des potagers
?
Thérèse Dussart
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